Le confinement accentue deux choses, entre autres : l’isolement, et le rétrécissement de l’espace. Il nous fait ressentir le manque de ce qui est essentiel dans le spectacle vivant : la présence.

Au théâtre, on parle souvent de la présence des acteurs. Mais il y a aussi la présence du public. Et quand ces présences se conjuguent, on peut atteindre une alchimie sublime : celle des « instants de grâce ». Cette sorte de communion où le Temps semble suspendu, où l’espace imaginaire est si profond, où nous vivons tous à l’unisson chaque seconde dans un même souffle. Où nous voyageons immobiles, nous les éternels éphémères.

Ces instants de grâce, rappelons-les à nos mémoires. Et espérons. Nous en revivrons…